17.5.17

Une journée dans mes ...baskets!

Bon, tout est venu de blogueuses que je suis, et qui ont écrit des articles sur leur quotidien... (ici et ici)
Voilà ma pierre pour l'édifice! Amusez-vous bien!


À mon tour de vous raconter notre petite routine. En vrai, elle est très changeante, alors j’ai essayé de respecter les principaux points et d’y mettre ce qui revient le plus souvent. Par exemple, le matin en ce moment c’est moi qui suis chargée des enfants mais la plupart du temps c’est petit mari. Bref, les rôles à ce niveau-là sont assez interchangeables!

6h : Les réveils sonnent pour nous (oui un chacun!)
6h10 : Après deux repeat, on se lève difficilement, petit mari file dans la chambre d’Océane pour une première tentative de réveil pendant que moi et ma tablette vont dans la salle de bain. J’en profite comme tous les matins pour regarder la météo…mais Facebook pop également donc je traine…

6h20 : J’avale mon médicament (allo l’hypothyroïdie), je commence à placer des trucs pour le déjeuner et je file sous la douche

6h35 : C’est à mon tour de réveiller Océane ou de la motiver pour qu’elle s’habille plus vite. Petit mari s’en va à ce moment-là.

6h40 : Je m’habille

6h47 : Je prépare nos 2 boites à lunch. Les mauvais jours rien n’est prêt, les bons jours évidemment c’est mieux, tout est à placer simplement dans les bonnes boites. Je retourne voir Océane si elle n’est toujours pas dans la cuisine.

7h : À cette heure c’est critique : Océane doit avoir commencé au moins à préparer son petit déjeuner (pain, beurre ou yaourt et céréales…les mauvais jours des biscuits qui trainent) et Ulysse doit se lever (si ce n’est toujours pas le cas). Souvent elle s’en occupe d’ailleurs.

7h05 : Je file chauffer mon thé et je négocie avec Ulysse pour qu’il se laisse habiller…une fois sur 2 je gagne, le reste du temps je sais que je vais être, soit en retard, soit avaler très vite une tartine.

7h15 : Ulysse est dans l’idéal habillé et réclame « yahourt et céréales et eau ». Pendant ce temps Océane rêve ou est encore à se demander ce qu’elle pourrait manger. De mon côté, je suis déjà épuisée de répéter dix fois les choses pour l’un et l’autre! Tout en maintenant une conversion souvent étrange entre les 2 qui me parle de choses différentes…

7h20 : Je m’assois enfin, je préviens Océane qu’il lui reste 5 min avant dents, brossage de cheveux et tout le reste (l’hiver c’est hélas plus long…).

7h25 : Je termine à peine ma tartine que je répète l’heure à Océane avec un « on se dépêche » bien appuyé
7h30 : Océane est dans la salle de bain, je cours après Ulysse pour terminer de l’habiller. Une fois prêt, je cours à mon tour me brosser les dents et si j’ai du temps je me tartine le visage de crème… 

7h40 : On doit absolument être sortis, dans l’idéal 5 min avant… (Mais ça c’est dans le monde d’Utopia, vous l’aurez bien compris). 
En ce moment il n’y a plus de neige donc nous marchons…25 min

8h08 : On arrive pile pour qu’Océane ne soit pas en retard (mais ça aussi c’est souvent dans le monde d’Utopia).
Je reviens sur mes pas pour prendre le métro avec Ulysse il est 8h18 (ou plus…). Je vous épargne les galères de la poussette dans les transports en commun évidemment!

8h45 : Je suis enfin à la garderie, il fait chaud je commence à ne plus savoir comment je m’appelle. Je m’occupe de déshabiller le petit monstre qui fait déjà du charme à sa copine Mimi. Je prends 2 min pour sociabiliser avec ses éducatrices, Ulysse est déjà en train de jouer, merci, Au revoir!

9h-9h15 : Je suis enfin au bureau. Et c’est parti pour régler les soucis des étudiants, terminer leur dossier, écrire, répondre aux courriels et heureusement, prendre le temps de rigoler avec les collègues! Merci pour la détente 😉
Durant la journée, appel ou petit coucou de Chéri, l’avantage de bosser l’un proche de l’autre.

12h30 : Je mange, je lis, j’écris et je me dis que je ferais bien une sieste. S’il fait beau je me force à sortir un peu. Parfois je mange avec une collègue.

13h30 : Reprise jusqu’à 16h30 et des poussières en fonction de mes tâches. (Merci les 35h!)

17h15 : Je suis à la maison si je n’ai pas trainé, sinon je suis là avant 18h après une marche.

18h : Je prépare le repas, la vaisselle, etc.

18h15-18h30 : Petit mari et les enfants sont là, il s’occupe de motiver Océane pour la douche et les devoirs. Ulysse a le droit à son temps libre ou une douche si je suis motivée (sinon c’est juste avant de se coucher avec papa)

19h : Dans l’idéal et depuis peu on mange tous à cette heure-là… (Mais vous connaissez dorénavant Utopia et ses problématiques). Océane aura aidé, ou pas, Ulysse sera là en train de la suivre et de vouloir, lui aussi, mettre les assiettes. Pendant le repas : Ils sont, soit en train de se marrer, soit en train de se chamailler.

19H30 : Certains soirs, les enfants ont le droit à un dessin animé, voir même de manger devant. Si Océane n’a pas eu le temps pour ses devoirs, c’est le moment…ou pas. Ils jouent souvent ensemble alors je suis faible et je laisse faire. S’il fait beau on va dans la cour profiter un peu de cette douceur.

20h : On commence à sérieusement fatiguer entre les cris, les mauvais jours ou la fatigue on a très hâte de les coucher

20h15 : Dents/histoire/dodo pour Ulysse qui peut pousser jusque 20h45 selon notre état! Océane doit elle aussi s’occuper de ses dents et de ses cheveux.

20h30-45 : Océane est priée d’aller dormir mais parfois elle veut lire un peu.  Là aussi ça dépend de notre fatigue ;)
Elle va de plus en plus souvent seule au lit. Encore une fois, dans l’idéal, elle aura préparé ses affaires pour la veille.
Pendant ce temps petit mari aura débarrassé la table et idéalement fait la vaisselle. C’est le moment où il se lave également s’il n’a pas pris de douche avec Ulysse.

21h : Incroyable mais chez nous les enfants se relèvent super rarement (genre 5 fois par an…) Enfin plus un bruit, on se tâte : une série, des lectures, ou des activités séparées ?

22h30 : Si c’est la série, elle nous a achevée, sinon je me suis endormie sur le canapé pendant le journal…

23h : Petit mari me réveille pour que j’aille me coucher, à moins que j’y sois déjà. Parfois nous sommes encore debout ½h plus tard. 

Et voilà notre routine!! Et chez vous c’est comment? :)


4.5.17

Péridurale or not? On jase



J’ai des amies qui ont fait avec, et d’autres sans.

J’ai testé les deux et je voulais vous faire part de ces expériences. Je ne suis pas franchement du genre à m’étendre en public sur l’accouchement de manière générale. Mais cette réflexion a débuté par une conversion qu’Océane a amorcé sur la douleur de l’accouchement (allez savoir où elle trouve ce genre de discussion). 

Est-ce que ça fait mal? Parce que moi je n’aurais pas d’enfants si ça fait mal…

Bon en dehors du fait que je lui ai dit qu’elle était encore jeune pour y penser, je lui ai dit la vérité. Oui ça fait mal… Mais ça passe et on oublie assez facilement. Mais elle ne semblait pas trop y croire (normal!) et reste convaincu qu’elle n’aura pas d’enfants.
Bref, je me suis alors posée la question pourquoi, actuellement, de plus en plus de femmes ont recours aux méthodes dites naturelles et pourquoi proportionnellement autant de femmes choisissent la péridurale posée très vite ou la césarienne (parce oui cela existe encore les césariennes de « confort », et je ne parle que de celles-ci).

Je pense avoir ébauchée une réponse suite à ma conversation avec Océane…La peur de souffrir. Cette vilaine habitude que l’on a depuis l’enfance… Parce qu’on peut être inconscient et se retrouver toutes les semaines avec des égratignures, des fractures, des bleus, des bosses etc. avant nos 12 ans; et développer une peur bleue de souffrir à l’intérieur.
Parce que d’imaginer notre corps se disloquer s’agrandir comme jamais, ça peut faire peur.
Parce que non, ce n’est pas quelque chose que l’on a déjà connu et que non, on ne souffre pas pour le plaisir.

Mais l’accouchement est sensé t’apporter ta bulle de bonheur…Oui certes 2 heures 

Dans mon cas par exemple, la naissance d’Océane ultra médicalisée, ne m’a absolument pas convaincue et j’ai pu me réconcilier avec mon corps, qu’après la naissance d’Ulysse. Parce que même s’il n’y avait de « naturel » que le fait de ne pas avoir de péridurale, j’étais (et je le suis encore) complètement satisfaite de ce que j’ai vécu à ce moment-là. Et je pense que c’est grâce à cette expérience que j’ai finalement pu sans m’en rendre compte et sans le vouloir nécessairement, aboutir à mon troisième accouchement sans péridurale. 

Alors que pour Léto les médecins m’ont fortement recommandé d’être sous péridurale et que j’étais prête à le faire, ma rencontre avec l’anesthésiste quelques heures avant a modifié quelques peu ce projet. Au fur et à mesure que je lui parlais de ma « mauvaise » expérience avec la péridurale,  j’ai vu en face de moi un médecin qui a pris le temps et le soin de me dire que si j’avais trop peur, je pouvais aussi accoucher comme bon me semblait et qu’il pouvait aussi y avoir des alternatives à la piqûre.
Quand je repense à ce moment, et à ces instants, je ne regrette finalement pas mon « non-choix » de mettre au monde Léto sans péridurale. Comprenez-moi bien, mettre au monde un bébé de 6 mois qui pèse 1kg200 n’est pas du tout comparable avec un bébé né à terme. Lors de ce dernier accouchement, je n’ai pas souffert, c’était juste long. (Je reviendrais probablement un jour sur ce deuil, pour le moment je pose des faits, tout simplement)

Alors voilà, revenons au choix des femmes. Ne pensez-vous pas qu’il ne devrait pas être seulement guidé par la Peur?
Je vous souhaite un bel accouchement Femmes du Monde, avec ou sans péridurale, avec ou sans césarienne, le but étant au final d’être en harmonie avec soi. Et si cela ne se déroule pas comme prévu, prenez du temps pour recoller les morceaux et vous reconstruire sans peur.


25.4.17

Élections françaises à Montréal



J’avais envie de vous raconter notre samedi d’élection à Montréal.

Pour les québécois qui n’ont pas suivi les actualités, les français étaient appelés aux urnes pour le premier tour, samedi dernier. Le second tour (pour déterminer le gagnant président) aura lieu dans moins de 15 jours.
C’était la première fois que nous votions depuis notre immigration. Il y a 5 ans, j’étais en vacances en France pendant les élections et je ne me sentais franchement pas concernée. Force est de constater que cette année je n’étais pas la seule à ressentir ce besoin, environ 57000 personnes ont voulu voter.

Le samedi, chez nous, c’est ballet pour la miss le matin. Pour ses cours, nous allons dans un centre communautaire proche du lieu du vote (lycée Français Stanislas), c’était parfait pour l’organisation. Deux jours avant, suite à la fusillade des Champs Élysées, on s’est même demandé si c’était une bonne idée de voter avec les enfants et ensemble…mais nous ne nous sommes pas laissés aller et c’est en famille que nous avons pris le bus pour nous rendre à nos rendez-vous. 

Arrivés dans le bus, premier indice : il était plein. Ça n’arrive jamais! Le samedi à 10h ce bus ne compte que 10 personnes endormies maximum (dont nous!). Un peu avant d’arriver aux abords du lieu de vote, j’aperçois une amie française dans la rue. Je lui fais signe et là elle me répond que c’est l’horreur, elle a fait 2 heures de file! Whaaaat??? Je ne m’attendais clairement pas à ça, je pensais même y faire un tour pendant le cours de danse.

On change nos plans, chéri part faire la queue et moi je vais déposer la grande. Une fois sûre qu’elle est bien à son cours, je me dis que je peux quand même tenir compagnie à chéri (sous la pluie!) et voilà que le périple commence. 2 pâtés de maisons, une file dont on n’aperçoit ni la fin, ni le début que j’ai faite entièrement, sans trouver le dit chéri. Durant mon parcours, les gens me hèlent gentiment et en bavardant et en rigolant, je cherche mon mari, je ne suis pas perdue, je comprends qu’il y a une file spéciale poussettes/familles. À ce moment-là, le téléphone sonne et c’est lui qui découragé était revenu au cours de danse pour attendre au chaud. Je lui parle de la file spéciale et on décide que j’irais attendre là-bas en attendant qu’il récupère Océane (¾ d’heures se sont déjà passées, le cours va se finir bientôt). 

Me voilà avec Ulysse et sa précieuse poussette commencer la file. 25 min plus tard, j’avais fait 4 mètres et la famille s’est finalement retrouvée! Et la pluie a décidée de faire une petite pause. Arrivés devant les portes on se rend compte que nous devons emprunter un ascenseur conçu pour 2 poussettes maximum et peut être 4 -5 adultes. Ascenseur qui n’est utilisé que pour la descente. Pour la remontée, on se débrouillera avec les escaliers. La poussette d’Ulysse n’étant pas la plus lourde, je plains les autres!

Arrivés au chaud après 45 min, nous sommes de nouveau séparés par nos noms de famille, on fait apparemment des envieux avec nos poussettes et je propose à certains d’en louer. Bref c’est bon enfant et heureusement. Allez voter en râlant ce n’est pas agréable! 

Océane décide d’aller voir ce qui se passe dans l’isoloir avec son papa et moi je traine la poussette avec un endormi dedans (une chance!). Manque de pot je dois refaire le chemin inverse quand j’ai fini mon devoir, car l’une de nos amies m’avait désigné pour sa procuration. Comme son nom de famille ne contient pas la même lettre que le mien, je me retrouve ailleurs. Là-bas, une femme manque de s’évanouir à cause de l’attente, elle a mal aux genoux, se plaint, etc. Et je commence à me rendre compte de l’enfer que certains ont dû vivre. 

Rien dans l’organisation ne laissez penser qu’une file différente avait été aménagée, aucune ou très peu d’indications de la part des bénévoles présents. Et aucuns panneaux indicateurs de la part du consulat. Bref, je vous laisse lire les différents articles de journaux, mais les français n’ont pas été contents de cette organisation. En espérant que ce soit mieux au deuxième tour.

Nous on s’est consolés le soir même par l’inauguration de la saison des barbecues!

Vous voulez savoir comment on vote en France? Cliquez ici
Pour un comparatif France-Québec c’est .
Pour lire d’autres témoignages c’est ici! Ou Si vous en connaissez d’autres, je suis preneuse!

12.4.17

Confession du soir



Une place pour chaque chose et chaque chose à sa placeSamuel Smiles

Trouver sa place, sortir des schémas qui nous tient depuis l’enfance, se bousculer pour mieux avancer. Ne plus être un tampon, ne plus absorber afin de pouvoir enfin avancer pas à pas. Reprendre confiance en soi, en la vie. 

Arrêter de penser à la place des autres, arrêter d’imaginer ce qui ne s’imagine pas chez les autres. Continuer sa route, son chemin main dans la main. Reconnaître ses défauts, ses qualités et les exploiter au mieux. 

Savoir dire stop avant qu’il soit trop tard. Choisir de reconsidérer ses priorités et se rendre compte que cela profite à ceux qui vous entourent quotidiennement.

Arrêter de fantasmer sur quelque chose qui ne viendra pas. Se protéger sans douleur, et s’écouter encore et encore.

Fermer les yeux au besoin et devenir sourde parfois. Juste pour se protéger car chacun vie différemment et que l’on n’est pas dans la peau de l’autre.

Oubliez les tensions, oubliez les déceptions que l’on pourrait causer ou que certains nous causent. Et avancer encore, en se cherchant une petite place qui pourrait faire une vraie différence avec ce qui a déjà été vécu.

Arrêter de se comparer. Arrêter d’espérer et avancer tout simplement en profitant des expériences positives et négatives. Se dire que rien n’arrive par hasard et se faire confiance. Devenir par moment égoïste après avoir beaucoup donné, se prendre de vraies pauses pour pouvoir repartir de plus belle et offrir à nouveau.

Offrir ce que l’on peut et quand on peut. Et prendre ces petits moments qui vous ont montrés votre place.

Ma place est multiple, est changeante, parfois forte et d’autre fois discrète. Patiente ou impatiente, ma place se construit petit à petit loin de ce que j’ai pu être.