10.8.16

Visites à Montréal l'été

L'été pour nous cette année signifie visite des familles. On part donc se balader à droite et à gauche, et on a également testé les derniers festivals estivales. Les enfants grandissent, Ulysse va changer de garderie la semaine prochaine, et l'école arrive à grand pas (oui je sais je casse le moral de tout le monde là!).

Au festival Juste pour rire il y avait beaucoup d'animations pour les jeunes et les moins jeunes, très bien fait!


On a aussi profité du Bidôme avant sa fermeture pour 18 mois. J'ai hâte de voir les rénovations et les nouvelles salles...je dois avouer que cela commencer à sentir le vieux!
Ulysse a adoré les gros poissons!

Drôle d'exposition sur les crottes tout au long du parcours!

On profite des parcs, des jeux d'eau et des piscines pour la plupart gratuites. On visite sans visiter notre ville, on se prend un peu de temps pour relaxer! On se prépare pour la rentrée!

PS: Montréal est prise de folie, mais vous devez connaître ça aussi non?

On en a attrapé un je crois!

28.7.16

Roméo et Juliette au Théâtre du Nouveau Monde, une sortie de parents!



J’ai eu la chance d’assister à la première de Roméo et Juliette, présentée  actuellement au TNM dans le cadre du festival Juste pour rire.

Une sortie sans enfant ne se refuse pas et comme le spectacle est conseillé pour les 12 ans et plus, j’ai préféré cette fois-ci suivre le conseil des organisateurs!

Une première, pour tout comédien c’est la fébrilité, l’impatience de commencer enfin à montrer notre travail après de longues heures de répétition. C’est des angoisses, des questionnements et enfin des remises en question. Saviez-vous que certains spectateurs se spécialisaient dans les premières ou les dernières représentations? C’est souvent le moment où les émotions sont les plus fortes. Les maladresses du début, l’assurance de la fin, font de ces représentations des instants clés dans une pièce de théâtre.

Pour moi, cette Première de Roméo et Juliette, mise en scène par Serge Denoncourt, m’a fait beaucoup de bien. Vous allez me dire que le sujet (depuis 400 ans déjà!) a été mainte fois utilisé, joué, filmé, dansé, etc. Que ces amants maudits finissent par nous lasser; après tout nous connaissons tous la fin! Et pourtant, cette œuvre vibre encore et réussit à nous émouvoir, nous faire rire et nous arracher quelques larmes (Chuuuut!). La distribution est très bien réussie et les différents tableaux mettent en valeur la performance des acteurs.

Roméo (Philippe Thibault-Denis) est, entre autre, incroyable dans la scène du balcon et exprime très bien les sentiments amoureux ressentis chez les jeunes adolescents.
crédits photos: Yves Renaud/ comédiens: Marianne Fortier et Philippe Thibault-Denis

Mercutio (Benoît McGinnis) m’a carrément fait changer ma façon de voir ce personnage. Son jeu et son interprétation  ont été parfaits en tout point (oui oui je sais, les comédiens sont des éternels insatisfaits! ;) )
crédits photos: Yves Renaud/ comédien: Benoît McGinnis

Quant à la nourrice (Debbie Lynch-White), elle nous fait rire aux éclats et Juliette (Marianne Fortier) est tout simplement Juliette. Toute en fragilité et douceur, puis en révolte et enfin en puissance.
crédits photos: Yves Renaud/ comédienne: Debbie Lynch-White
crédits photos: Yves Renaud/ comédiens: Marianne Fortier et Philippe Thibault-Denis

L’histoire est donc encore et toujours contemporaine. Ici, transposée dans les années 30 de l’Italie fasciste, elle continue de résonner partout dans le monde. Le génie de Shakespeare ne semble pas vieillir, tout comme Roméo et Juliette.

C’est une pièce idéale pour un adolescent qui souhaite découvrir le théâtre classique. Malgré la durée, j’aurais tendance à la recommander dès 10 ans, si l’enfant est déjà habitué aux longs spectacles. La scène intime est jouée et mise en scène avec énormément de pudeur et de beauté, que certains ricanements à côté de moi m’ont presque gâché…

Elle restera au TNM jusqu’à la fin du mois d’août et devrait connaître quelques prolongations!

26.7.16

Idées de visites dans Paris

Cette liste, non-exhaustive, est celle qu'Océane a pu tester durant son séjour parisien. Sachant qu'elle venait profiter de ses grands parents, des ses cousines, oncle et tante inclus, elle n'était pas en mode touriste tout le temps!
Océane avait un appareil photo que je lui avais prêté et elle en a bien profité, les photos sont d'elle en partie.

Alors voilà ce qui est tout à fait faisable de faire avec des enfants de moins de 8 ans et +:


Visite de l'Arc de Triomphe : Avantage: moins couru que la Tour Eiffel, vous devriez y avoir accès plus facilement. La vue est vraiment chouette, moins haute mais toute aussi intéressante. De plus, les marches se font facilement et peuvent se transformer en défi ;)!

Vue d'en haut par Océane
 Et passage obligé devant la tombe du soldat inconnu:


Avant ou après cette visite, vous avez la traditionnelle ballade sur les Champs Élysées. Personnellement, je préfère la redescendre que la remonter (non pas à cause de la difficulté, mais plus pour ensuite atterrir sur la place de la Concorde). Pour ce séjour, Océane a fait le contraire.


Évidemment, Paris ne manque pas de petites boulangeries, bistrot ou autre café pittoresque. Mais c'est au Paradis du Fruit que mes amis l'ont emmené. C'est une chaîne de restaurants que j'aime beaucoup car leur jus de fruits sont vraiment bons et les desserts tous plus gourmands les uns que les autres! Océane ne s'est pas privée en commandant un chocolat chaud et une fraise melba...

La ballade au parc du Luxembourg fait partie des incontournables à mon avis! Le quartier est vraiment très chouette et les enfants prennent une pause bien méritée ;)

Ballade au parc des buttes Chaumont. Là encore un très beau parc qui fera le bonheur des enfants car plusieurs manèges et animations y sont présents.


Ballade au Sacré cœur et Montmartre: Découvrir un Paris un peu différent de ce que l'on montre aux enfants c'est bien aussi! :)
Vue d'Océane



Shopping aux Galeries Lafayette: Ma belle-mère est fan du lieu mythique. Il y a tellement de choses à voir que les enfants ne s'y ennuient pas!
Manger des moules frites chez Léon: Un petit classique bien apprécié d'Océane.
Des frites et des moules! Que demander de plus!?
Profitez du parc de la Villette: Avant de partir, Océane avait feuilleté quelques livres sur Paris pour les enfants, et elle avait repéré l'endroit. Elle est donc aller tester le Dragon avec ses cousines!


Ballade dans Malakoff et profiter des parcs environnants...

Manèges: Incontournables en France. Je l'ai souvent dit sur ce blog, c'est ce qui manque cruellement à Montréal!
Le pompon!
Prendre le métro et le bus! Cette simple activité occupe beaucoup le temps parisien!

12.7.16

Ulysse grandit...



La grande sœur partie, il faudrait quand même que je donne quelques nouvelles du petit ! 



Ulysse a maintenant 17 mois, il marche et court depuis quelques temps déjà, ce qui fait de lui un petit bien actif toujours curieux de ce qui l’entoure.

Il a une peur bleue des bruits de la ville telle que les sirènes des ambulances, policiers et pompiers et des bruits des avions qui passent au-dessus de Montréal. Il est par contre curieux des motos et des gros camions ou bus...

À côté de ça, il adore toujours les animaux qu’il croise, chiens, chats, pigeons, moineaux et écureuils.
Il imite à la perfection le poisson et fais miaou indifféremment avec les chiens ou les chats… !

Il parle et sait très bien se faire comprendre de nous. Parmi les mots qu’il prononce on retiendra maman ou papa, faim ( !) tutu pour le boire, bébé, dada (pour le cheval) encore, to (pour auto), ça, chapeau, et le fameux non (prononcé naaaaaaan !) Il signe également encore. En fait c’est le seul signe qu’il a retenu parmi les 3-4 que j’avais appris, mais il comprend encore assez bien les autres même si je ne signe plus vraiment… Signer avec bébé ? ici !

Il manie le crayon :)
 

Il mange presque comme 4, mais surtout les desserts. Il dort encore 2 fois en journée, pour un maximum de 3 heures de sieste. La nuit…il dort, mais comme il ne faut jamais vendre la peau de l’ours …

Il joue et lance le ballon, grimpe et descend les marches un nombre incalculable de fois.
Il n’est pas vraiment accro à sa suce (tétine). 

Ulysse est un fan absolu de David Bowie. Il peut reconnaitre les premières mélodies et courir dans le salon pour l’écouter. C’est impressionnant. Ses chansons favorites sont Space Oddity, Life on mars ? et Heroes. Il devient dingo devant le montage sur la chanson de Queen et de Bowie, Under Pressure. Un grand moment !

On a bien essayé de lui montrer autre chose, mais son choix est pour le moment assez fixe !
Il a également découvert depuis un mois le dessin animé des années 70 Chapi Chapo qui le fait beaucoup rire !

Je terminerais ce portrait par ses choix de livres. Pour le moment voilà ce qu’il aime :
Des livres sur les animaux et des livres qui le font participer également. Mention spécial pour Oh non Georges !

À mourir de rire!!

Il y a également la série des Coco qui obtient un beau succès, d'autant plus qu'il prononce Coco en hurlant!


10.7.16

Raconte moi ton école...partie 1



À 3 ans et demi, Océane (fortement influencé par ses parents) commençait déjà à vouloir aller à l’école. Je rappelle pour les retardataires, que l’école au Québec ne commence généralement pas avant l’âge de 5 ans. À 4 ans, si vous êtes dans un quartier plus défavorisé (aucune idée des statistiques, ni de comment tout ceci est évalué), vous aurez peut-être accès à une pré-maternelle. En fait, c’est plus conçu pour les enfants qui ne sont jamais allés à la garderie. On ne le savait pas vraiment, ce qui nous a conduits a adopté une mauvaise « stratégie ».

Avant de poursuivre, une dernière information utile : votre enfant devra avoir 5 ans avant le 30 septembre, sinon il devra patienter une année de plus. Il existe des dérogations possibles, mais elles semblent difficiles à obtenir.

Océane a « échappé » à cela, elle est rentrée à l’école durant sa 4ème année pour une pré-maternelle que nous pensions bien adaptée pour elle.

Première erreur de nouvel arrivant : Vouloir reproduire ce que l’on connaît dans un pays qui ne t’as pas vu grandir. Pour faire simple, ses deux années de maternelles n’ont pas été si géniales que ça. Au fur et à mesure des problèmes rencontrés, Océane s’est lassée de cette école dont nous lui avions parlé et elle a commencé à traîner des pieds pour y aller. Même les quelques copines qu’elle pouvait se faire n’y changeait pas grand-chose. Parfois certains projets, certains intervenants la motivaient, mais guère plus. Océane est donc entrée en 1ère année sans motivation, avec un premier retard également dans sa lecture des lettres. En effet, elle ne reconnaissait toujours pas certaines lettres, alors que je me souviens très bien qu’en garderie nous n’avions pas eu de problème.

À partir de ce moment, il était clair que nous devions faire quelque chose. Nous avions tenté auparavant une inscription à l’école privée française, elle avait réussi les tests, mais entre la distance à parcourir (50 min aller !) et le tarif, nous avions décidé de la laisser au public. 

Une (dernière) solution s’offrait à nous : l’école alternative. Au Québec, il existe au sein du réseau des commissions scolaires une catégorisation de certaines écoles : Certaines sont plus portées sur les langues, d’autres les sciences ou le sport. Et il y a les écoles alternatives, publiques, qui développent une pédagogie différente tout en inculquant aux élèves de 5 à 11 ans les fondamentaux que tout enfant québécois doit apprendre.

Cette catégorisation que nous ne connaissions pas est assez déstabilisante pour tous les étrangers. Au fur et à mesure des années, on commence à mieux comprendre pourquoi certains déménagent en fonction de telle école. Et pourquoi, d’autres quartiers deviennent très vite les incontournables des écoles publiques les plus en vue. 

Même si nous sommes en Amérique du Nord où le privé reste très souvent LA solution que choisissent les parents, l’école primaire publique est encore privilégiée. D’où la multitude d’offres que certaines peuvent développer, histoire de concurrencer le privé. En gros, pour reprendre les termes québécois : on magasine son école, comme son quartier. Océane ne fréquente pas l’école de son quartier, ce qui est un peu embêtant. Pour qu’elle puisse continuer de voir ses ami(e)s et jouer dans la ruelle avec eux, il aurait peut-être fallu que nous la changions d’école, mais comme elle se plaît beaucoup dans le système alternatif, on a fait ce choix pour le moment.

Sachez que pour inscrire son enfant dans une école alternative, il faut quasiment faire les mêmes démarches que dans le privé : aller aux séances d’accueil et d’information, remplir plusieurs documents afin de motiver la demande, faire intervenir l’enfant dans tout ce processus, et enfin, attendre le précieux tirage au sort (moyen le plus souvent employé) qui déterminera si oui ou non, votre enfant est accepté !

Nous avons une école alternative beaucoup plus proche de la maison mais qui a, pour le moment, mis sur liste d’attente le dossier de la grande. Nous n’avons pas beaucoup d’espoir pour cette année, mais on essayera encore l’année prochaine, juste au cas où !

Suite au prochain épisode ! 

Océane l'année dernière dans la cour de son école pour la Kermesse de la rentrée